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L’Etat et le Conseil régional d’Alsace, présidé par l’UMP Philippe Richert, actuel ministre des collectivités territoriales, mettent les bouchées doubles afin de boucler rapidement le dossier A355-Grand Contournement Ouest de Strasbourg (GCO).

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Jusqu’à mi-janvier, deux candidats restaient en lice pour l’appel d’offre de la concession de cette liaison autoroutière à péage de 24 kilomètres : la Sanef (société des autoroutes du Nord et de l’Est de la France), contrôlée par le groupe espagnol Abertis, et Vinci.

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Or curieusement, c’est le projet le plus coûteux, celui du groupe Vinci, qui a été retenu.

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Selon nos informations, Nathalie Kosciusco-Morizet en aurait avalé son chapeau.

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 La ministre de l’Ecologie et des Transports plaidait en effet au début de l’année pour le tracé le plus économe et le moins impactant en matière d’environnement.

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Mais l’Elysée et Matignon lui ont vite fait savoir que ce serait Vinci, et lui seul, qui serait proposé par les pouvoirs publics.

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Lors de la réunion de la commission transport du Conseil régional, le 6 février dernier, son président Antoine Herth (député UMP du Bas Rhin) s’est curieusement effacé afin de laisser la parole au directeur régional de l’environnement et de l’aménagement, Marc Hoeltzer.

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Ce représentant de l’Etat a alors informé les élus que le groupe Vinci était le seul concessionnaire pressenti.

Ce choix a été approuvé le 13 février, lors d’une séance plénière du Conseil régional d’Alsace, placée sous la présidence de Philippe Richert.

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Alain Minc, président providentiel

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Nombre d’élus alsaciens se sont émus de ce coup de force de l’Etat.

La comparaison des offres est en effet troublante :

le coût du projet Sanef était inférieur de 100 millions d’euros à celui de Vinci (environ 400 millions contre 500), les subventions publiques demandées par le concessionnaire étaient moins élevées (20 millions d’euros contre 33 millions), ainsi que les tarifs de péages proposés. Et ce n’est pas tout : la concession accordée à Vinci pour une durée de 55 ans nécessitera une emprise territoriale supérieure de 100 hectares à celle de son concurrent.

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En toute logique, la Sanef évincée devrait saisir le Conseil d’Etat.

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Or, selon nos informations, elle n’en fera rien. Pour comprendre cette bizarrerie, il ne faut pas aller chercher très loin.

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 En décembre 2011, l’essayiste Alain Minc a été opportunément nommé président de la Sanef.

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 Rappelons qu’il a longtemps été administrateur et conseiller du groupe Vinci.

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A méditer …………… !!!

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Pourquoi notre nouveau Président n’a pas pesé sur cette décision en faveur de la société qu’il représente : Sanef …??

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One Response to “18 ) L’Etat impose Vinci pour construire une autoroute en Alsace !”


  1. […] 18 ) L’Etat impose Vinci contre Sanef, pourquoi ? […]


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